L’île de Santa Maria a 16,6 kilomètres de longueur et 9,1 kilomètres de largeur maxima, et une superficie de 97 km2 ; 5.574 habitants (données de 2008) y résident. Elle fait partie du groupe oriental de l’archipel des Açores, avec São Miguel, dont elle est éloignée de 81 kilomètres. Le point le plus élevé de l’île, à 587 m d’altitude, est le Pico Alto.

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L’Île Jaune

Parce qu’elle est à la fois la plus méridionale et la plus orientale des îles des Açores, Santa Maria offre un climat plus chaud et plus sec, avec des indices de pluviosité moindres, ce qui contribue à une plus forte aridité des terres et à la sécheresse de la végétation, de ton jaunâtre. Elle est aussi appelée Île du soleil.

L’île présente deux secteurs à l’orographie et aux caractéristiques distinctes : une zone plane et de faible altitude à l’ouest, où sont implantés l’aéroport et la ville de Vila do Porto, et une zone plus accidentée dans la moitié est, avec une végétation plus luxuriante et où se trouve le massif du Pico Alto, d’où l’on jouit d’une belle vue panoramique.

Première île à être découverte et la première à être peuplée, Santa Maria est également la première île des Açores à s’être formée, et à émerger il y a environ dix millions d’années des fonds océaniques. Cet âge avancé et son passé géologique diversifié expliquent les caractéristiques géologiques et de paysages non communs qu’offre l’île.

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Paysages Volcaniques

Le passage des millénaires et l’indélébile, mais persistante et inexorable, action du temps ont provoqué l’altération des roches et l’apparition de nouveaux sols à Santa Maria. Parmi eux, parce que formés dans des conditions climatiques très différentes de celles qui existent aujourd’hui dans l’île et aux Açores, se détachent les barreiros de Santa Maria, aux colorations qui vont du rouge brun à l’orange vif, d’aspect aride et de nature argileuse. Le Barreiro da Faneca, connu aussi sous le nom de « désert rouge », envoûte le visiteur par sa surface ondulante et suave, aux tonalités qui varient selon l’heure du jour.

Au Poço da Pedreira, taillé dans le Pico Vermelho, le ton chromatique de l’île se maintient. Dans cette ancienne zone d’extraction de pierre de taille, la nature a rendu un service à l’homme de Santa Maria, et permis l’apparition d’un miroir d’eau à la base de l’ancienne carrière, créant ainsi un paysage peu commun qui témoigne du rôle auto-régénérateur de la nature.

À Baía dos Cabrestantes, le petit affleurement de tufs volcaniques sous-marins aux tons jaunâtres, ne laisse pas deviner sa véritable grandeur : la formation géologique la plus ancienne de Santa Maria et de l’archipel tout entier.

L’idiosyncrasie des formes volcaniques prend une grandeur éloquente à Ribeira do Maloás, où une disjonction prismatique en écoulements de lave basaltique millénaire se montre aux visiteurs. Le large et haut mur de « bourdons de lave » rappelle la Chaussée des Géants d’autres parages et invite à une pause contemplative.

À la Cascata do Aveiro, une imposante chute d’eau de 110 mètres de haut, ou à Ponta do Castelo, avec l’altier phare de Gonçalo Velho pour sentinelle, le sentiment est le même : celui de la grandeur du paysage.

Île la plus ancienne des Açores, Santa Maria voit enregistrées dans ses roches volcaniques et sédimentaires les diverses oscillations du niveau de la mer qui ont eu lieu depuis les origines de l’océan Atlantique. Ceci même peut être observé à Pedreira do Campo, où un écoulement basaltique formé sous l’océan et des calcaires hébergeant en leur sein d’innombrables fossiles marins (tels que coquillages, coraux et algues) attestent de la réalité géologique de l’île il y a quelque cinq millions d’années.

En plusieurs autres lieux de l’île, les roches sédimentaires préservent des fossiles de divers organismes marins qui peuplaient autrefois les mers proches de Santa Maria : dents de requins, éponges, oursins, divers types de coquillages et même os de cétacés figurent parmi ces fossiles, qui peuvent être admirés au Centre d’Interprétation environnementale Dalberto Pombo, dans le centre historique de Vila do Porto.

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Bande Côtière

La côte découpée de l’île, avec ses hautes pointes rocheuses et ses amples et resplendissantes baies aux eaux calmes et cristallines, sont une invitation permanente à la découverte et à l’admiration. C’est le cas des baies de Cré, Raposo et Tagarete, parmi tant d’autres.

À São Lourenço, la beauté naturelle de la délicate baie, avec l’îlot du Romeiro chirurgicalement planté à une extrémité, est complétée par la gracieuseté de la présence humaine. Les carrés de vigne qui gravissent la pente méticuleusement, le blanc des maisons en bord de mer et les terrains agricoles qui découpent le sol, complètent une des vues panoramiques les plus captivantes des Açores, qui peut être appréciée de près et de loin, à partir du mirador d’Espigão.

À Praia Formosa, le soleil brille avec intensité sur des sables clairs, formés par les roches sédimentaires blanchâtres qui forment les versants des collines, et qui justifient l’expression de « plages les plus claires des Açores ». La longue et étroite bande de sable est surveillée par les ruines du fort de São João Baptista, et opère le passage entre le bleu de l’Atlantique et le vert de la colline qui embrasse la baie. Moins exubérantes, les petites plages de gravier de Figueiral et de Baía de Lobos et les sablons de Prainha et Sul invitent à l’isolement.

La nature volcanique de l’île a modelé des piscines naturelles à Maia et à Anjos, qui jouissent désormais d’excellentes infrastructures d’appui à la pratique balnéaire.santa_maria_cascata_aveiro